Le théâtre de la Boutonnière, lieu convivial et chaleureux niché dans une ancienne usine de boutons au 25 de la rue Popincourt, présente Road to Mecca, pièce inspirée de l'auteur sud-africain Athol Fugard.
A la fin de la pièce, le décor devient restaurant et nous vous proposons des assiettes orientales et des petits rhums améliorés fait maison!
Réservez au 01 48 05 97 23.
La pièce se joue jusqu'au 9 janvier 2008 sauf le dimanche et lundi (10/18€).
lundi 10 décembre 2007
samedi 8 décembre 2007
de la gratuité
Pas la peine que Beaux arts magazine fasse son dossier sur le sujet : nous savions tous que ce n'est pas le prix du billet qui empêche d'aller au musée ceux qui n'y vont pas.Certes, l'avantage de la gratuité, c'est qu'elle permet de se laver les mains des véritables enjeux de la démocratisation culturelle : j'ai fait la gratuité, on ne peut plus rien me reprocher, se dit l'hôte de l'Elysée.
Il y a plus d'un paradoxe à souligner :
- les catégories sociales les plus défavorisées (en regard des statistiques économiques) ne réagissent pas à la gratuité : la gratuité des musées de la Ville de Paris n'a profité qu'aux multi-visiteurs, qui auparavant payaient leur billet (notons toutefois que la gratuité a modifié leur usage du musée, faisant de celui-ci un lieu convivial);
- le même gouvernement qui fait la chasse à la gratuité sur internet met en oeuvre la gratuité pour la culture muséale : quelles conceptions cette différence de traitement met-elle en lumière?
- l'Etat, encore lui, s'abonne à la gratuité de la culture : depuis 2003, 30% des intermittents ont été rayés de leur régime d'assurance-chômage, et, depuis avril 2007, ce sont 30.000 artistes qui sont condamnés au RMI...
- les clubs et salles qui, à Paris, menacent de mettre la clef sous la porte sont ceux qui font payer l'entrée (le Nouveau Casino et la Scène Bastille sont en grande difficulté); à l'inverse, les salles à entrée gratuite (Triptyque, Flèche d'Or...) gagnent pas mal en ne faisant payer que les consos (jusqu'à 7€ le demi à la Flèche!)... Mais quelles sont les conditions d'accueil et de rémunération des artistes qui s'y produisent?
Ces différentes interrogations se chevauchent et entrent en collision : il va falloir bouger, sans s'agiter, pour que cette tectonique recompose un paysage culturel viable, juste et équilibré.
mercredi 5 décembre 2007
que du lourd!
des concerts choisis, des grandes pointures, des talents fous...
> MC Solaar s'arrête au Bataclan du 6 au 12 décembre à 20h, de 22 à 37€
le 6/12
> la Scène Bastille présente JOON, guitariste et directeur musical d'Ayo et The Roots, entre autres, avec ses invités Faf Larage, China, Karl the Voice..., à 20h, 10€
> Pauline Paris sera au Buveur de Lune, 50 rue Léon Frot, avec Haïku, à 20h30, 5€
le 7/12
> Zsuszanna Varkonyi, qu'on a déjà vue au Cabaret Sauvage ou lors de différents festivals, à Paris et dans toute la France, sera au Rétro Café, 81 bd de Charonne, à 20h30 (entrée libre)
le 8/12
> Day One, qui nous enchantait en 2000 en se proclamant "just an ordinary man", promet un concert massif au Nouveau Casino, à 19h30, 20€
> David Lafore, avec ou sans Cinq Têtes, débarque au Rétro Café à 20h30 (entrée libre)
> les Szgaboonistes font leur java-musette-punk-manouche au Marquise Café, 74 rue JP Timbaud, à 21h (entrée libre)
la semaine prochaine...
Batlik, Svinkels, du forro, des filles en délire, du Brésil, I Am Kloot...
> MC Solaar s'arrête au Bataclan du 6 au 12 décembre à 20h, de 22 à 37€
le 6/12
> la Scène Bastille présente JOON, guitariste et directeur musical d'Ayo et The Roots, entre autres, avec ses invités Faf Larage, China, Karl the Voice..., à 20h, 10€
> Pauline Paris sera au Buveur de Lune, 50 rue Léon Frot, avec Haïku, à 20h30, 5€
le 7/12
> Zsuszanna Varkonyi, qu'on a déjà vue au Cabaret Sauvage ou lors de différents festivals, à Paris et dans toute la France, sera au Rétro Café, 81 bd de Charonne, à 20h30 (entrée libre)
le 8/12
> Day One, qui nous enchantait en 2000 en se proclamant "just an ordinary man", promet un concert massif au Nouveau Casino, à 19h30, 20€
> David Lafore, avec ou sans Cinq Têtes, débarque au Rétro Café à 20h30 (entrée libre)
> les Szgaboonistes font leur java-musette-punk-manouche au Marquise Café, 74 rue JP Timbaud, à 21h (entrée libre)
la semaine prochaine...
Batlik, Svinkels, du forro, des filles en délire, du Brésil, I Am Kloot...
vendredi 30 novembre 2007
j'aime mon quartier, je colle

A l'angle des rues Oberkampf et Saint Maur, coincé entre deux cafés bobos (le Café vert et le Café Charbon), un écran de projection fantasmatique de 8 mètres sur 3. Deux panneaux de pub. Volés à la pub par un art urbain de proximité, ils sont devenus en l'espace de 5 ans plus qu'un mur, un MUR (modulable, urbain, réactif). Un lieu d'expérimentation plastique éphémère. Des images qui détournent la communication (ou viennent s'y nicher) : souvenez-vous, sur ce spot, en pleine campagne présidentielle, Bensmana avait mis sa trombine à la place de celles des candidats...
Samedi, Swoon disparaîtra sous les pinceaux de colle et nous aurons affaire à une nouvelle proposition, pour 15 jours. Le vernissage aura lieu à partir de 19h, vous pourrez rencontrer l'artiste, l'équipe, les passants, un verre à la main.
Cet été, le MUR a proposé 9 artistes au festival Rock en Seine, dont Miss Van, qui expose en ce moment même ses petites ingénues glamtrash chez Magda Danysz, rue Amelot.
Musique d'aujourd'hui, art d'aujourd'hui : tout ça peut s'accoupler en public, non?
jeudi 29 novembre 2007
voyages de fin de semaine
Des cadeaux pour vos oreilles et pour vos yeux avant Noël : c'est sur Vous saviez que!
> jeudi soir, la 5ème émission foutraque de Radio Crudités au Baron Samedi (12 rue des Goncourt, entrée libre, 19h30)
> samedi soir, du folk avec Rhum For Pauline, Top Montagne et Orouni au Bon Accueil (64 rue Alexandre Dumas, 19h30)
> La Saveur de l'autre, de Philippe Jamet, projet chorégraphique du groupe Lara Scotch à la Maison des Métallos, jeudi, vendredi et samedi à 20h30
> vendredi soir, The Walter Smith Project au Chat noir (76 rue JP Timbaud, 21h, 5€)
> jeudi soir, Radio Killed the DJ Stars au Nouveau Casino, la soirée dont VOUS êtes le DJ (de minuit à l'aube, 5€)
> samedi, SweetPeak #33 à la Scène Bastille, avec Laurent Ho et d'autres (12€ sur place, 6€ ici)
vous nous enverrez une carte?
> jeudi soir, la 5ème émission foutraque de Radio Crudités au Baron Samedi (12 rue des Goncourt, entrée libre, 19h30)
> samedi soir, du folk avec Rhum For Pauline, Top Montagne et Orouni au Bon Accueil (64 rue Alexandre Dumas, 19h30)
> La Saveur de l'autre, de Philippe Jamet, projet chorégraphique du groupe Lara Scotch à la Maison des Métallos, jeudi, vendredi et samedi à 20h30
> vendredi soir, The Walter Smith Project au Chat noir (76 rue JP Timbaud, 21h, 5€)
> jeudi soir, Radio Killed the DJ Stars au Nouveau Casino, la soirée dont VOUS êtes le DJ (de minuit à l'aube, 5€)
> samedi, SweetPeak #33 à la Scène Bastille, avec Laurent Ho et d'autres (12€ sur place, 6€ ici)
vous nous enverrez une carte?
mardi 27 novembre 2007
Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. (Henri Michaux)
En ce moment, à l'affiche du théâtre Artistic Athévains (45 bis rue Richard Lenoir, m° Voltaire), Une laborieuse entreprise, d'Hanokh Levin.
Nuit d'insomnie nihiliste, un bonhomme se réveille et jette sa femme hors du lit, hors de lui. Il la quitte, ça y est, c'est décidé, cette boulette de viande avariée qui lui pèse sur l'estomac, elle qui l'a toujours empêché de faire de sa vie quelque chose... Quelque chose... Quoi, au juste?
Allez hop, prends ta valise, et va chercher l'aventure. A 52 ans, dont 30 de mariage, il ne pourra rien trouver dehors, la solitude aigrie, la solitude rance, la solitude maladive, qui s'immisce et refroidit les draps et donne la migraine.
Cette nuit, il ne la quittera pas, trop heureux de se raccrocher à ce tout petit rien qui pue sous la couette, parce que sans ça la vie est vide, mon gars!
Hard, le texte, on s'en prend plein la vue, et on rit! Nom de nom qu'est-ce qu'on rit de voir cette misère drôle, ces deux drôles amoureux et transis de peur! Les comédiens excellent à rendre juste cette carte du tendre cruel, et nous font tordre de rire et nous tordre les mains.
samedi 24 novembre 2007
notre temps, nos histoires
Un tract politique s'est récemment glissé dans les boîtes aux lettres des créatifs et artisans de l'arrondissement : la candidate UMP pour le 11ème nous parle du Patrimoine.
Pour être plus précis, il est question de l'artisanat et des métiers d'art, entrevus sous l'angle de leur activité entrepreneuriale, et de la définition d'une charte parisienne sur cet aspect précis du patrimoine. Une réunion rassemblerait des "décideurs" pour (enfin...) prendre des mesures : préemption de locaux en pied d'immeuble, fournir des places de parking dédiées aux livraisons, favoriser l'apprentissage artisanal, composer une commission "artisanat et métiers d'art" pour faire des rapports, etc.
Tout ceci est tellement bien, que ça existe déjà!
La préemption de locaux en pied d'immeuble, c'est la grande affaire de la SEMAEST, société d'économie mixte de la Ville de Paris qui a pour mission de déconcentrer la monoactivité dans le 11ème.
Le développement de l'apprentissage (exonérations et aides diverses) s'est renforcé grâce au label "patrimoine vivant" du Ministère de l'économie et des finances, qui existe depuis quelques années maintenant.
Quant aux rapports et aux commissions, on les imagine peu participatifs, constitués autour de groupes d'experts et de décideurs...
Un peu d'audace ne peut pas nuire quand on parle de patrimoine : nous attendrons ici, pour notre part, qu'on parle des patrimoines contemporain, ouvrier, faubourien, canaille, rock, urbain... Tout ce qui fait qu'on peut, dans le 11ème, porter un regard neuf sur la vie et le bâti de tous les jours - et pas juste regarder en arrière.
Pour être plus précis, il est question de l'artisanat et des métiers d'art, entrevus sous l'angle de leur activité entrepreneuriale, et de la définition d'une charte parisienne sur cet aspect précis du patrimoine. Une réunion rassemblerait des "décideurs" pour (enfin...) prendre des mesures : préemption de locaux en pied d'immeuble, fournir des places de parking dédiées aux livraisons, favoriser l'apprentissage artisanal, composer une commission "artisanat et métiers d'art" pour faire des rapports, etc.
Tout ceci est tellement bien, que ça existe déjà!
La préemption de locaux en pied d'immeuble, c'est la grande affaire de la SEMAEST, société d'économie mixte de la Ville de Paris qui a pour mission de déconcentrer la monoactivité dans le 11ème.
Le développement de l'apprentissage (exonérations et aides diverses) s'est renforcé grâce au label "patrimoine vivant" du Ministère de l'économie et des finances, qui existe depuis quelques années maintenant.
Quant aux rapports et aux commissions, on les imagine peu participatifs, constitués autour de groupes d'experts et de décideurs...
Un peu d'audace ne peut pas nuire quand on parle de patrimoine : nous attendrons ici, pour notre part, qu'on parle des patrimoines contemporain, ouvrier, faubourien, canaille, rock, urbain... Tout ce qui fait qu'on peut, dans le 11ème, porter un regard neuf sur la vie et le bâti de tous les jours - et pas juste regarder en arrière.
jeudi 22 novembre 2007
sans réserve
Antoine de Caunes, Benjamin Biolay, Tricky, Bashung, Grand Corps Malade, Placebo, Adonis... : ils ont tous en commun d'avoir fréquenté la scène baroque du Réservoir, creuset de Mary de Vivo au 16 rue de la Forge royale (oui, à côté du Cabinet d'amateur).
Ce vendredi, c'est Christophe Alévêque, et son groupo, pour "un concert qui résulte de la rencontre entre un amoureux des mots, auteur de textes et de trois one-man show, avec un compositeur de chansons et de musiques de films". Si on ajoute à ça la chorale très "droite décomplexée" qui chantera avec lui devant le Planet Hollywood des Champs Elysées... On peut être curieux de voir ce que ça peut donner...
Moins risqué, le brunch jazzy du dimanche (23€ pour un buffet à volonté, de 11h30 à 16h30), le 25/11 avec un concert de Soul Jazz Orchestra, combo canadien d'afrofunk et d'Ottawa.
Comme on dit, "punch & pie" & music!
Ce vendredi, c'est Christophe Alévêque, et son groupo, pour "un concert qui résulte de la rencontre entre un amoureux des mots, auteur de textes et de trois one-man show, avec un compositeur de chansons et de musiques de films". Si on ajoute à ça la chorale très "droite décomplexée" qui chantera avec lui devant le Planet Hollywood des Champs Elysées... On peut être curieux de voir ce que ça peut donner...
Moins risqué, le brunch jazzy du dimanche (23€ pour un buffet à volonté, de 11h30 à 16h30), le 25/11 avec un concert de Soul Jazz Orchestra, combo canadien d'afrofunk et d'Ottawa.
Comme on dit, "punch & pie" & music!
mardi 20 novembre 2007
la rue de la fontaine au roi
... et la caravane passe! Dans ce petit/grand bar vintage à tables en formica et fauteuil en osier Emmanuelle (au n°35), on retrouve une sorte d'ambiance brésilienne à la coule le soir, jazz et dj tranquilles, et un calme ressourçant l'après-midi. On y mange (la chef est 100% from Brazil), on y boit, on y rit.
Dans la même rue, au n°56, on trouve le studio d'Orlan, artiste protéiforme et scandaleuse, qui vendait ses baisers à la FIAC ou concoctait ses performances organiques en direct d'un bloc chirurgical. Une femme-étalon qui n'a pas froid aux yeux et explore sans cesse les limites du corps sacré.
Au n°85, la Fontaine aux Livres abrite une pépinière d'éditeurs, d'illustrateurs, d'écrivains, tout un monde que les plus chanceux ont pu découvrir en novembre 2006 par le biais d'un forum des métiers du livre; on peut aussi y écouter des contes ou feuilleter toutes sortes de bouquins sur des canapés moelleux, et vous y croiserez peut-être les élèves du collège Lucie Aubrac du n°62.
Découvrez aussi le reportage consacré au foyer Sonacotra du n°77.
Dans la même rue, au n°56, on trouve le studio d'Orlan, artiste protéiforme et scandaleuse, qui vendait ses baisers à la FIAC ou concoctait ses performances organiques en direct d'un bloc chirurgical. Une femme-étalon qui n'a pas froid aux yeux et explore sans cesse les limites du corps sacré.
Au n°85, la Fontaine aux Livres abrite une pépinière d'éditeurs, d'illustrateurs, d'écrivains, tout un monde que les plus chanceux ont pu découvrir en novembre 2006 par le biais d'un forum des métiers du livre; on peut aussi y écouter des contes ou feuilleter toutes sortes de bouquins sur des canapés moelleux, et vous y croiserez peut-être les élèves du collège Lucie Aubrac du n°62.
Découvrez aussi le reportage consacré au foyer Sonacotra du n°77.
lundi 19 novembre 2007
Gilbert, George, Régis
Deux nouvelles expositions agitent le microcosme onziémien : chez Dorothy's, Régis R., et dans le Cabinet d'amateur, Gilbert & George.
Régis R., dont on peut voir aussi quelques oeuvres à la galerie W, rue Lepic (75018), est le Prince of Plastic de l'art actuel, flottant comme un bouchon de flacon de lessive entre arte povera et baroque. Il emprunte son vocabulaire aux objets cultes de la déco la plus chic et son matériau aux caniveaux. De là sortent des lustres vénitiens en plastoc de récup. Chez Dorothy (27 rue Keller), il revisite le drapeau tricolore et en fait un objet mixte dans lequel s'agrège un patchwork du quotidien. Jusqu'au 6 janvier 2008.
Gilbert & George, couple loufoque et mimétique, voire robotique, se sont illustrés par des performances les mettant en scène dans des actions idiotes, singeant les gestes artistiques ou quotidiens; de la documentation de ces performances sont issus les panneaux photographiques, à la manière de vitraux, réverbérant leur production biologique en tant que production artistique... Un univers organique, dérangeant, dont des multiples sont présentés dans ce tout nouveau lieu 12 rue de la forge royale : un Cabinet d'amateur qui en fera beaucoup (des amateurs). Du 22 au 28 novembre.
Régis R., dont on peut voir aussi quelques oeuvres à la galerie W, rue Lepic (75018), est le Prince of Plastic de l'art actuel, flottant comme un bouchon de flacon de lessive entre arte povera et baroque. Il emprunte son vocabulaire aux objets cultes de la déco la plus chic et son matériau aux caniveaux. De là sortent des lustres vénitiens en plastoc de récup. Chez Dorothy (27 rue Keller), il revisite le drapeau tricolore et en fait un objet mixte dans lequel s'agrège un patchwork du quotidien. Jusqu'au 6 janvier 2008.
Gilbert & George, couple loufoque et mimétique, voire robotique, se sont illustrés par des performances les mettant en scène dans des actions idiotes, singeant les gestes artistiques ou quotidiens; de la documentation de ces performances sont issus les panneaux photographiques, à la manière de vitraux, réverbérant leur production biologique en tant que production artistique... Un univers organique, dérangeant, dont des multiples sont présentés dans ce tout nouveau lieu 12 rue de la forge royale : un Cabinet d'amateur qui en fera beaucoup (des amateurs). Du 22 au 28 novembre.
jeudi 15 novembre 2007
vendredi, je disco
Au Bataclan à partir de minuit, Trevor Jackson, Tim Paris, Jerome Pacman, Golden Bug, Rovedogs ; pour être sur la liste (valable jusqu'à 2h), envoyez un mail (prénom + nom +nombre de personnes).
Au Nouveau Casino à partir de minuit, soirée TaxiPirate, avec Stankey Lubrick (résident, en warm-up) puis Play Paul (Kitsune, Gigolo, Craft...), et enfin les Clones (5€ avant 1h, 10€ après).
Au Chamane Café (129, rue St Maur) à partir de 22h (et jusqu'à 2h), un apéromix électronique pour ceux qui sentent le week-end arriver avec Eternal dj Crew style: electro minimal/techno (entrée libre).
Au Nouveau Casino à partir de minuit, soirée TaxiPirate, avec Stankey Lubrick (résident, en warm-up) puis Play Paul (Kitsune, Gigolo, Craft...), et enfin les Clones (5€ avant 1h, 10€ après).
Au Chamane Café (129, rue St Maur) à partir de 22h (et jusqu'à 2h), un apéromix électronique pour ceux qui sentent le week-end arriver avec Eternal dj Crew style: electro minimal/techno (entrée libre).
c'est grève : restez dans votre quartier!
L'avantage d'une grève, entre autres, c'est qu'on redécouvre ce qu'il y a à côté de chez soi : marchez, bougez, sortez! (mais pas trop loin)
> vendredi, The Magnetix, incontournable et indomptable duo garage-punk bordelais, fait escale à la Mécanique Ondulatoire (8 passage Thiéré) de retour d’une nouvelle tournée américaine.(20h, 4€).
> vendredi encore, savourez l’electro-pop enivrante de Kawaii qu’on pourra (re)découvrir à l’Union Bar (6 av. Jean Aicard) avec Ourouni et Lewitt (20h, gratuit).
> samedi, le groupe soul punk’n'roll espagnol Tokyo Sex Destruction est à la Mécanique Ondulatoire (toujours au 8 passage Thiéré) avec le DJ Topper Harley et ses comparses (19h30, 10€).
> et le jeune groupe garage-pop suisse The Mondrians est au Gibus (18 rue du fbg du Temple)avec Coming Soon et The Wasters (19h30, 3€).
> vendredi, The Magnetix, incontournable et indomptable duo garage-punk bordelais, fait escale à la Mécanique Ondulatoire (8 passage Thiéré) de retour d’une nouvelle tournée américaine.(20h, 4€).
> vendredi encore, savourez l’electro-pop enivrante de Kawaii qu’on pourra (re)découvrir à l’Union Bar (6 av. Jean Aicard) avec Ourouni et Lewitt (20h, gratuit).
> samedi, le groupe soul punk’n'roll espagnol Tokyo Sex Destruction est à la Mécanique Ondulatoire (toujours au 8 passage Thiéré) avec le DJ Topper Harley et ses comparses (19h30, 10€).
> et le jeune groupe garage-pop suisse The Mondrians est au Gibus (18 rue du fbg du Temple)avec Coming Soon et The Wasters (19h30, 3€).
mardi 13 novembre 2007
ça me dit, l'après-midi
Retrouvez Frédéric Mitterrand et Françoise Hardy samedi de 14h45 à 17h au Café de l'Industrie, pour une conversation intime et vivante.
Il s'agit de l'enregistrement public et en direct de l'émission de France Culture "ça me dit, l'après-midi", et c'est ce samedi, le 17 novembre.
L'entrée est libre, mais il vous faudra prévoir quand même une consommation (à partir de 3€50).
Et le samedi 24 novembre, ce sera Michel Piccoli.
Il s'agit de l'enregistrement public et en direct de l'émission de France Culture "ça me dit, l'après-midi", et c'est ce samedi, le 17 novembre.
L'entrée est libre, mais il vous faudra prévoir quand même une consommation (à partir de 3€50).
Et le samedi 24 novembre, ce sera Michel Piccoli.
punch and pie
Dans l'excellent film "Southpark : longer, bigger & uncut", la bande de gamins pervers polymorphes organise la Résistance contre la pudibonderie de leurs mamans. Pour attirer leurs jeunes camarades, l'affiche annonçant la réunion clandestine précise "punch and pie", "limonade et tarte".
Hier, nous parlions de M'aime pas mal, dont l'auteur propose à l'issue du spectacle un "apéro de rencontres".
Samedi après-midi, la Maison des Métallos organisait un "goûter géant" destiné à tous les habitants du 11ème, et d'ailleurs (un peu esthétique, mais vite englouti).
S'il est vrai que l'art a pour mission de "rendre la vie plus intéressante que l'art", selon le mot de Filliou, ou d'être un "point de rencontre permettant d'autres rencontres hors de l'art", selon celui de Stoll, il doit faire une place au cru et au cuit, au manger ensemble, à la cuisine.
L'art aride, l'oeuvre sèche, tout ça est bien beau, mais on ne philosophe pas le ventre vide.
Hier, nous parlions de M'aime pas mal, dont l'auteur propose à l'issue du spectacle un "apéro de rencontres".
Samedi après-midi, la Maison des Métallos organisait un "goûter géant" destiné à tous les habitants du 11ème, et d'ailleurs (un peu esthétique, mais vite englouti).
S'il est vrai que l'art a pour mission de "rendre la vie plus intéressante que l'art", selon le mot de Filliou, ou d'être un "point de rencontre permettant d'autres rencontres hors de l'art", selon celui de Stoll, il doit faire une place au cru et au cuit, au manger ensemble, à la cuisine.
L'art aride, l'oeuvre sèche, tout ça est bien beau, mais on ne philosophe pas le ventre vide.
lundi 12 novembre 2007
un bon spectacle, très bon m'aime
Trentenaire, et célibataire, nouvellement célibataire, et tout ce qui s'ensuit, avec humour, c'est la situation du héros de M'aime pas mal, un spectacle de Fabrice Herbaut au théâtre de la Comédia.
Le gars est bourré de talent(s), l'histoire est universelle, le ton est drôle, la mise en scène inventive (avec vidéo et tout!)... Bref, il faut aller voir ça!
Ah, et n'oubliez pas : le lundi, c'est la soirée spéciale célibataires : pour 10€, vous voyez la pièce, et vous rencontrez des gars-z-et-des-filles avec qui vous prenez un apéro sympa après avoir bien ri pendant la pièce...
Bref, une très bonne pièce, et plus si affinités...
Le gars est bourré de talent(s), l'histoire est universelle, le ton est drôle, la mise en scène inventive (avec vidéo et tout!)... Bref, il faut aller voir ça!
Ah, et n'oubliez pas : le lundi, c'est la soirée spéciale célibataires : pour 10€, vous voyez la pièce, et vous rencontrez des gars-z-et-des-filles avec qui vous prenez un apéro sympa après avoir bien ri pendant la pièce...
Bref, une très bonne pièce, et plus si affinités...
vendredi 9 novembre 2007
et puis c'est le week-end quand même!
Encore une fois, vous risquez de ne pas toucher terre et d'atteindre le 11ème ciel ce week-end :
> vide-greniers rétro et vintage Cour Debille (face au 175 av. Ledru-Rollin), dimanche, de 10h à 21h, concert et dancing à 16h30, pour tous les fans des ambiances fifties (entrée 2€)
> L'Effet de Serge, chorégraphie de Philippe Quesne, ce soir et demain à 20h30 à la Ménagerie de Verre, 12-14 rue Léchevin, une interrogation sur la forme du solo dansé, dans le cadre du festival des Inaccoutumés (de 7 à 13€)
> concert des Gerries, duo électro-punk, au Houla Oups, samedi à partir de 19h, 4 rue Basfroi, entrée libre (avec Stupid Einsteins Trapped In Their Own Relativity -sic-)
> goûter géant, cirque : grande fête populaire à la Maison des Métallos, 94 rue JP Timbaud, samedi à partir de 15h, entrée libre
> dès ce soir, "Country d'bouseux versus Funk pas d'chez nous" au Baron Samedi, 12 rue des Goncourt, entrée libre, 21h
Si vous avez d'autres bons plans, lâchez un commentaire, on diffuse!
> vide-greniers rétro et vintage Cour Debille (face au 175 av. Ledru-Rollin), dimanche, de 10h à 21h, concert et dancing à 16h30, pour tous les fans des ambiances fifties (entrée 2€)
> L'Effet de Serge, chorégraphie de Philippe Quesne, ce soir et demain à 20h30 à la Ménagerie de Verre, 12-14 rue Léchevin, une interrogation sur la forme du solo dansé, dans le cadre du festival des Inaccoutumés (de 7 à 13€)
> concert des Gerries, duo électro-punk, au Houla Oups, samedi à partir de 19h, 4 rue Basfroi, entrée libre (avec Stupid Einsteins Trapped In Their Own Relativity -sic-)
> goûter géant, cirque : grande fête populaire à la Maison des Métallos, 94 rue JP Timbaud, samedi à partir de 15h, entrée libre
> dès ce soir, "Country d'bouseux versus Funk pas d'chez nous" au Baron Samedi, 12 rue des Goncourt, entrée libre, 21h
Si vous avez d'autres bons plans, lâchez un commentaire, on diffuse!
l'art? à quoi ça sert?
C'était aujourd'hui la grande question qui agitait la Maison des Métallos ; pour la peine, Gérard Paquet avait invité Robert Cantarella et Frédéric Fisbach (104), Bernard Latarjet, des artistes associés, des directeurs de lieux ou de festivals à l'étranger...
Il y a eu évidemment un panache de réponses théoriques : l'art comme nécessité (puisqu'il appartient à l'acte posé, évident, au milieu d'hommes contigents); l'art comme représentation, qui vient "combler le vide introduit par la parole entre nous et l'objet"; l'art-plaisir, offrande sensuelle dédiée au Beau et lorgnant vers le Vrai...
D'autres propos nous rappelèrent qu'il ne faut pas confondre art et culture, que l'art ne peut pas être sacralisé puisqu'il est une activité humaine parmi les autres, mais qu'en même temps il a quelque chose en plus... qu'il est un lieu de conflits palimpsestes mais aussi un moyen de vivre ensemble... qu'il suscite l'émotion de chacun tout en étant un récit collectif...
Et puis ces paroles, utiles aussi : si l'on veut faire de l'art un service public, si l'on veut faire surgir de l'imprévu dans le concert contemporain des contraintes de planification, il va falloir réfléchir à des questions toutes simples sur les outils de production (on ouvre quand? on fait payer combien?)...
L'art, ça peut servir à quelque chose, mais surtout, à qui veut-on que ça serve?
Il y a eu évidemment un panache de réponses théoriques : l'art comme nécessité (puisqu'il appartient à l'acte posé, évident, au milieu d'hommes contigents); l'art comme représentation, qui vient "combler le vide introduit par la parole entre nous et l'objet"; l'art-plaisir, offrande sensuelle dédiée au Beau et lorgnant vers le Vrai...
D'autres propos nous rappelèrent qu'il ne faut pas confondre art et culture, que l'art ne peut pas être sacralisé puisqu'il est une activité humaine parmi les autres, mais qu'en même temps il a quelque chose en plus... qu'il est un lieu de conflits palimpsestes mais aussi un moyen de vivre ensemble... qu'il suscite l'émotion de chacun tout en étant un récit collectif...
Et puis ces paroles, utiles aussi : si l'on veut faire de l'art un service public, si l'on veut faire surgir de l'imprévu dans le concert contemporain des contraintes de planification, il va falloir réfléchir à des questions toutes simples sur les outils de production (on ouvre quand? on fait payer combien?)...
L'art, ça peut servir à quelque chose, mais surtout, à qui veut-on que ça serve?
un lieu par et pour les enfants
En dehors du temps scolaire, les enfants aiment aussi se retrouver entre eux, comme les adultes du reste. Or, à part le square, peu de lieux permettent que les enfants construisent leurs réseaux sociaux.
On propose souvent aux ados de gérer leur propre espace convivial, les foyers de collèges ou de lycées par exemple, mais aussi, en dehors des établissements, des cafés autogérés ou encadrés. Il y a aussi depuis 2001 un conseil de jeunes dans chaque arrondissement (celui du 11ème est situé rue Pétion).
Pour les plus jeunes, pas grand chose. Evidemment, il y a les ateliers dans les musées. Parfois un centre social ou une association qui propose des activités sympas, ludiques et créatives.
Et il y a le Cafézoïde, sur le Bassin de la Villette : ateliers d'écriture, de poésie, de création, jeux de société, patouilles et pâte à modeler...
Et si on en faisait un dans le 11ème?
On propose souvent aux ados de gérer leur propre espace convivial, les foyers de collèges ou de lycées par exemple, mais aussi, en dehors des établissements, des cafés autogérés ou encadrés. Il y a aussi depuis 2001 un conseil de jeunes dans chaque arrondissement (celui du 11ème est situé rue Pétion).
Pour les plus jeunes, pas grand chose. Evidemment, il y a les ateliers dans les musées. Parfois un centre social ou une association qui propose des activités sympas, ludiques et créatives.
Et il y a le Cafézoïde, sur le Bassin de la Villette : ateliers d'écriture, de poésie, de création, jeux de société, patouilles et pâte à modeler...
Et si on en faisait un dans le 11ème?
jeudi 8 novembre 2007
scolaire, périscolaire, hors scolaire?
Comment inoculer le virus de la culture aux gamins?
Depuis plus de 20 ans, l'éducation artistique occupe une place centrale dans les actions posées par la gauche et dans le discours de la droite. L'idée, c'est que sensibiliser les enfants à la pratique culturelle permet un plus grand épanouissement individuel, abolit les distinctions sociales, réintègre les élèves en difficulté. Accessoirement, on imagine qu'on forme ainsi les publics de demain.
Les différents plans mis sur pied n'ont jamais bénéficié des financements ou de la constance politique qui sont nécessaires : l'abandon du plan Tasca-Lang par le ministère Donnedieu de Vabre est l'épisode le plus récent.
Alors, ce sont les départements, les régions, les communes, qui prennent le relais.
Dans le projet de B. Delanoë pour l'élection de 2008, l'idée revient sous une nouvelle forme : "obtenir des établissements culturels (par contrat) qu’en contrepartie de leurs subventions, ils établissent des liens de collaboration avec les établissements scolaires".
Depuis plus de 20 ans, l'éducation artistique occupe une place centrale dans les actions posées par la gauche et dans le discours de la droite. L'idée, c'est que sensibiliser les enfants à la pratique culturelle permet un plus grand épanouissement individuel, abolit les distinctions sociales, réintègre les élèves en difficulté. Accessoirement, on imagine qu'on forme ainsi les publics de demain.
Les différents plans mis sur pied n'ont jamais bénéficié des financements ou de la constance politique qui sont nécessaires : l'abandon du plan Tasca-Lang par le ministère Donnedieu de Vabre est l'épisode le plus récent.
Alors, ce sont les départements, les régions, les communes, qui prennent le relais.
Dans le projet de B. Delanoë pour l'élection de 2008, l'idée revient sous une nouvelle forme : "obtenir des établissements culturels (par contrat) qu’en contrepartie de leurs subventions, ils établissent des liens de collaboration avec les établissements scolaires".
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